Dimanche 12 octobre 2008
Les Esséniens étaient les membres d'une communauté juive, fondée au IIème siècle avant JC. Les principaux groupements s'établirent sur les rives de la mer morte. Les Esséniens apparaissent dans les écrits de Pline l'Ancien, de Flavius Josèphe et Philon d'Alexandrie. La plus part des archéologues pensent que le site de Qumran était un établissement Esséniens et que ses occupants sont surement les auteurs des rouleaux de la mer morte.

Le plus marquant dans cette communauté était la mise en commun et la répartition des biens de la collectivité en fonction des besoins de chaque membre. Le shabbat était observé strictement, comme la pureté rituelle (bains à l'eau froide et port de vêtements blancs). Il était interdit de jurer, de prêter serment, de procéder à des sacrifices d'animaux, de fabriquer des armes, de faire des affaires ou de tenir un commerce. Les membres, après un noviciat de trois ans, renonçaient aux plaisirs terrestres pour entrer dans une sorte de vie monacale. Leur alimentation était particulière en ce qu'elle ne devait pas subir de transformation, par la cuisson par exemple. Leur nourriture se composait essentiellement de pain, de racines sauvages, et de fruits. La consommation de viande était interdite. Ils vivaient selon des règles strictes :
  • fausse déclaration de biens : un an d'exclusion ;
  • mensonge, ou scène de colère contre un autre membre de la communauté : 6 mois ;
  • crachat ou rire pendant une réunion ou une séance de prière : 1 mois ;
  • gesticulation pendant une réunion : 10 jours ;
  • port de lainages prohibé.

On sait d'après les textes trouvés à Qumrân que les esséniens vénéraient un Maître de Justice, probablement leur fondateur, qui aurait été la victime d'un prêtre impie.
Il paraît fort probable que ce Maître de Justice ne fut autre que le grand prêtre Onias III, déposé en 175 avant l'ère chrétienne par Antiochus IV Epiphane, puis assassiné en 170 dans son exil de Syrie à l'instigation de son successeur Ménélas, auquel il ne ménageait pas ses reproches. Onias III serait donc le Maître de Justice et Ménélas le prêtre impie. On sait qu'Onias III fut le dernier grand prêtre légitime de la descendance de Sadoq (grand prêtre de Salomon, le fondateur du Temple de Jérusalem).
Les esséniens, qui se déclaraient « fils de Sadoq », seraient donc les partisans légitimistes d'Onias III, avant tout des gens de race sacerdotale, ou les alliés de ces derniers. Cela expliquerait leur fidélité fondamentale à la religion de leurs ancêtres juifs, et leur vénération extrême à l'égard du Temple de Jérusalem, dans lequel pourtant ils ne célébraient pas, parce qu'ils l'estimaient occupé par des usurpateurs.

Lors de la destruction du Temple et lors du chaos qui sévit en Judée à la fin du premier siècle, les Esséniens ne réussirent pas à conserver leur identité, tandis que la communauté juive de la Diaspora s'organisait autour des pharisiens survivants, donnant ainsi naissance à la tradition du judaïsme rabbinique. Il est probable que l'établissement de Qumrân représentait une survivance précaire du mouvement essénien. En 70, après la destruction de leur établissement par les légions romaines, puis la ruine de Jérusalem, les Esséniens disparurent complètement. Il demeure fort peu vraisemblable qu'ils se soient mêlés ou fondus dans la secte des pharisiens, fidèles du Temple, qui représentaient plutôt pour eux leurs ennemis.

Le courant des esséniens, « sur lesquels les manuscrits de la mer Morte ont jeté une lumière toute nouvelle, apparaît comme le plus complexe et, à bien des égards, le plus intéressant. Communauté fermée, d’organisation monastique, retirée dans le désert, sur les rivages inhospitaliers de la mer Morte, les Esséniens communiquent à leurs seuls initiés un enseignement ésotérique. Purs entre les purs, on les a parfois définis comme des Pharisiens au superlatif. Leur mouvement est né sans doute, au lendemain de l’insurrection maccabéenne, d’une protestation contre l’attitude, jugée trop mondaine et laxiste, des souverains hasmonéens et contre un sacerdoce considéré par eux comme illégitime. En conséquence ils se détournent des liturgies officielles du Temple et pratiquent dans leur solitude des rites qui leur sont propres. Ils englobent dans une même condamnation les païens, ceux des Juifs qui fréquentent les occupants idolâtres et la masse du peuple qui accepte l’autorité d’un clergé indigne. Ils vivent dans une atmosphère eschatologique et se considèrent comme le petit troupeau des élus qui constitueront le noyau du Royaume imminent. » Marcel Simon, La Civilisation de l’Antiquité et le Christianisme, chap. Le Judaïsme.



La question qui reste en suspend est la suivante : Jésus était il Essénien ?
L'archéologie n'a pas réussi en le prouver grace aux rouleaux de la mer morte, cependant on peut envisager un arrêt de quelques années de Jésus au sein de la communauté. Il y a tout de même bon nombre de points commun entre les préceptes esséniens et Chrétiens, je ne crois pas au hasard !
Par akasha - Publié dans : le changement viendra-t-il ?
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Samedi 11 octobre 2008
Aujourd'hui un peu de légèreté !!!

J'adore la bière et chaque fois cela me fait le même effet.

Tout d'abord l'envie de sentir le liquide pétillant sur ma langue,
Je laisse ce désir grandir, imaginant tout d'abord les sensations libérées,
Ensuite, comme lors d'un rituel, je vais chercher la bouteille,
Elle est juste fraîche, fraîche comme je l'aime, la bonne dose,

J'applique le décapsuleur sur le bouchon de fer,
Je fais levier, le gaz se libère d'un coup avec un petit bruit caractéristique,
Pschittt !!! Ah quelle volupté dans ce simple gazouilli !!!
Je flaire avec délectation l'odeur du liquide ambré.

Et puis, retenant ma respiration, je bois doucement une première gorgée,
En prenant soin de faire rouler la boisson dans ma bouche
Afin que toute mes papilles la reconnaisse, s'en réjouissent
La bonne température attendue ajoute de l'ampleur.

La boisson est légèrement amère,
Les papilles arrières de ma langue réagissent
Comme autant de témoin de mon délice,
Déjà la fin de la bouteille est proche, mais qu'importe,
L'instant fut appréciable à sa juste valeur.


Ode à la bière, que jamais elle ne tarisse !!!
Par akasha - Publié dans : tribulations d'une terrienne sur terre
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