Conscience collective

Publié le par akasha

Il ne fut pas aisé de trouver une définition précise de cette expression, pourtant très usitée actuellement, la conscience collective. On nous la sert à toutes les sauces que ça soit à la sauce écolo, politique, éducation à la citoyenneté ou encore les attitudes de consommateurs. La conscience collective correspondrait-elle simplement au fait de réaliser que l'on détruit la terre, que l'on mange n'importe quoi, bref que notre comportement collectif n'est pas en adéquation avec la vie en communauté ?
Me perdant dans l'approche de ce concept pour le moins abstrait et insaisissable, je décide de parcourir le net pour trouver une définition claire qui mette tout le monde d'accord. Voici le fruit de mes recherches :

La notion de conscience collective se rapporte aux croyances et comportements partagés dans une collectivité et fonctionnant comme une force séparée et généralement dominante par rapport à la conscience individuelle. Selon cette théorie, une société, une nation, un groupe constituerait une entité se comportant comme un individu global.

L’expression a été d’abord utilisée par le sociologue Emile Durkheim (1858-1917) dans plusieurs de ses ouvrages. La notion a été reprise par d’autres sociologues et psychologues par la suite, comme Maurice Halbwachs en 1939.

Dans « la psychologie des foules » (1895), Gustave Le Bon définit la foule par ces termes : « Une réunion d'individus quelconques, quels que soient leur nationalité, leur profession ou leur sexe, quels que soient aussi les hasards qui les rassemblent ». Le Bon dit alors que lorsque ces individus se rassemblent, il « se forme une âme collective, transitoire sans doute, mais présentant des caractères très nets. La collectivité devient alors ce que, faute d'une expression meilleure, j'appellerai une foule organisée, ou, si l'on préfère, une foule psychologique. Elle forme un seul être et se trouve soumise à la loi de l'unité mentale des foules. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Conscience_collective

Dans la définition ci-dessus voilà qu'on nous mélange à la sauce existante des notions de valeurs, notamment les croyances, que je pensais du domaine de l'inconscient. Nouvelle recherche sur la toile concernant l'inconscient collectif, nouvelle définition que je vous livre ci-dessous :

L’INCONSCIENT collectif, on voit bien ce que cela recouvre, pour le meilleur comme pour le pire : chaque groupe humain dicte implicitement à ses membres, dès la naissance, un ensemble de croyances, de valeurs et de comportements, qui les déterminent ensuite à vie - la liberté individuelle consistant ensuite précisément à se défaire de cette pression du groupe.

Mais la CONSCIENCE collective, qu’est-ce que cela pourrait être ? C'est encore plus obscur qu'au début de mon article, comme si les définitions que j'ai trouvé ne pouvaient définir correctement ce terme abstrait.  A mon humble avis conscience collective et insconscient collectif sont si étroitement liés, qu'il est difficile de les définir de façon dissocié. Lorsque un phénomène insconscient émerge (par exemple, une croyance), au niveau d'individus quelconque appartenant à une société quelconque, cette émergeant n'est pas consciente, mais la propagation du phénomène émergé est consciente car organisée ; voilà pourquoi ces deux concepts sont étroitement lié, ils se suivent dans le temps et dépendent l'un de l'autre.

Bon, je tenterai tout de même une petite étude de l'inconscient collectif la prochaine fois !!!

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UN chouka 17/02/2008 13:09

Vincent , je capte ton texte mais supèrficiellement je crois ,mais je comprends tout de meme un peu .
A+

vincent 17/02/2008 12:06

Chouka
« Cette fois ci, je ne suis pas allé bien loin pour faire la lumière sur tes suggèstions Vincent .
En effet , sans les brimades imposées au bétail pour la "passivité sociale" , "nous "pouvons avoir un regard non impliqué sur nos valeurs pèrsonnelles ;-) »

Eh oui ……je t’offre ce petit texte chouka……c’est pour moi dans cette expérience si on ne quitte pas ce centre……..l’ultime réalité..bien sûr ce ne sont que des extraits….mais surtout pas des mots, car les mots sont des coquilles vides c’est nous le sens des mots, c’est nous qui par cette conscience faisant vivre les mots…à lire avec sa conscience en laissant tomber le mental…. :o) :o) :o)

« je suis ceci, je ne suis pas cela » renonce à ces répartitions, vois bien que ton être est tout.
Libre de toute opinion va en toute tranquillité »
« Pour toi, ton ignorance fait que le monde existe. Or toi seul est réel au regard de la réalité ultime »
« Dans ce que tu perçois, c’est toi seul qui te montre »
« ce monde qui n’est qu’errance n’est rien. En avoir la conscience, c’est se soustraire à son hérédité, c’est n’être que lumière, c’est comme posséder la sérénité du rien. »
« ne trouble pas ton esprit par les images et les idées. Tu es fait de conscience…demeure en paix au plus profond de toi ».
« Ton être a comme forme unique la conscience. Pour toi , l’univers est un tout. Alors pour qui, comment et où existerait l’idée de renoncer ou d’avoir ? »
« Que ton corps vive jusqu’à la fin des temps, ou qu’il s’efface à l’instant même, de quoi s’enrichit, ou de quoi s’appauvrit ton être dont la seule forme est conscience ? »
« Ton corps tu ne l’es pas. Ton corps n’est pas ta possession. Tu n’est pas plus celui qui fait que celui qui possède, ta forme est la conscience, tu es le témoin éternel qui jamais n’atteint rien, va en toute tranquilité »
« Haine et amour sont les piliers de la pensée, mais jamais la pensée n’appartient à ton être.
Comme ta nature est conscience, elle est soustraite à l’imagination. Tu échappes à la ronde des formes, va en toute tranquillité » etc..etc..etc..
Ashravakra Gîta……instruction spirituelle donnée au roi janaka au 4éme siècle de notre ère par Ashtavakra (texte de l’advaïta vendanta sur la réalité
Et évidemment j’ajouterai comme une évidence « nous sommes cela » Conscience uniquement conscience

UN chouka 17/02/2008 11:54

Cette fois ci, je ne suis pas allé bien loin pour faire la lumière sur tes suggèstions Vincent .
En effet , sans les brimades imposées au bétail pour la "passivité sociale" , "nous "pouvons avoir un regard non impliqué sur nos valeurs pèrsonnelles ;-)

UN chouka 17/02/2008 10:52

Salut a vous deux.
Je vais méditer vos propos ,en attendnat bonne journée a vous .

vincent 16/02/2008 22:26

C’est juste ce que tu dis et apaisant pour moi car c’est quand même ce que nous offre la vie dans toutes ses contradictions !
Cette conscience pour moi est magnifique elle prend tout les visages et toutes les formes pour notre propre reconnaissance.
Mais pour moi il n’y a pas de perte de notre indépendance mais au contraire une reconnaissance d’une ouverture magnifique de tous ces visages que nous sommes !
Je ne me suis jamais senti aussi libre Chouka que depuis que ce que l’on nomme les autres sont nous-mêmes tout en étant eux-mêmes. Il y a dans cette vision unitive la cessation « du jeu du pouvoir » ! On a plus rien à défendre et c’est formidable ! se défendre de qui ?de quoi ?
Seul notre ego maintient cette souffrance car il en va de sa survie, car si il venait à l’abandonner contre quoi se battrait-il ? Ce centre de nous même ce témoin intemporel en nous « est liberté totale » car tout ce qui a lieu c’est nous. Nous nous offrons toujours le meilleur même si cela prend l’apparence du négatif mais ce n’est qu’une apparence. Il y aurait beaucoup à dire sur cette fameuse lutte du pouvoir, c’est vraiment un leurre, un super leurre.
Je voudrais te dire Chouka que la vie est belle, vraiment belle comme elle est et que rien vraiment ne peut nous faire du tort hormis nous même dans l’interprétation que notre « Pensée, nos émotions, nos peurs, nos concepts érigent comme un mur qui n’est qu’une illusion ! Il suffit de rien pour que ce mur s’écroule ce « mur n’est qu’une PENSÉE ».
Peut être un jour parlerons nous plus profondément de ce leurre qu’on appelle » les luttes de pouvoir » ! qui mangent l’individu de l’intérieur, qu’il passe le plus clair de son temps comme les animaux à renifler son territoire pour se protéger et imposer sa suprématie ! C’est vraiment un leurre, une illusion qui quand elle tombe te rend « libre d’être tout simplement » car enfin la lutte est finie avec ses propres projections.........il faut le voir à fond, mettre le paquet pour déraciner cette gangrène qui est généré par soi-même. C’est le seul souhait que je fais pour tous les êtres humains. Même si il faut rester vigilant jusqu’au bout, il arrive un moment après bien des luttes, des découragement, des dépressions, des désespoirs que quelque chose en nous lâche tout, parce que on en marre de lutter, de survivre, de s’épier, de négocier avec la vie et certains éclairs de conscience nous frappe plus fort comme si elle nous avait entendue et nous fais grâce d’un éveil plus fort que les autres et enfin « Témoin intemporel, libre de tout » prend possession de toi, s’installe comme « un arrière plan chaleureux et aimant » comme un miroir reflétant tout sans en être affecté et cela poursuit sa course pour peu qu’on ne l’oublie pas. Mais c’est de la chaleur et de l’amour qui est ressenti tu sais ça vaut le coup d’être libre de notre imaginaire et de ces luttes de pouvoir et de reposer de temps en temps dans cette paix qui surpasse de loin toute nos petits bonheurs et notre façon bien maladive de prendre notre pied à travers ces luttes tordus! Et vois tu je remercie cette vie et tout ce qu’elle m’a donné de bon, de mauvais, d’amour et de haine car cela vaut le coup d’aller au bout du parcours.....................car de toute façon il se terminera dans une caisse pour ce petit individu sans importance.
Bonsoir Chouka

akasha 17/02/2008 10:36

Je vous disez que je suis en train de lire le livre de Patrick Douot, il écrit "nous sommes la projection d'une réalité cachée dans les replis du temps". J'ai médité cette phrase une bonne partie de la nuit, durant mon sommeil, une réponse m'est apparue. La conscience de l'illusion ou de cette projection est bien assimilée par mon mental, cependant lorsque j'ai cherché la réalité cachée dans les replis du temps, je me suis diluée dans une conscience unique de toute chose, le bien-être y régnait, mais j'ai senti ma personnalité anéantie, tellement diluée qu'elle perdait son identité propre. J'ai réalisé cela. Ensuite, j'en ai tout naturellement déduit que la personnalité appartenait à l'incarnation, lorsque nous quittions notre corps, notre personnalité devenait une mémoire parmi tant d'autre, seule restait la conscience pure. Je n'étais pas prête à cette révélation, et j'ai du mal à l'accepter pour le moment, comme un petit pincement au coeur.